Photo Qu'est-ce que l'agriculture commerciale ?

Qu'est-ce que l'agriculture commerciale ?

L'agriculture commerciale est essentiellement destinée à la vente. Bien qu'elle assure des revenus confortables pour les agriculteurs, elle peut également réserver de mauvaises surprises.

L'agriculture commerciale par opposition à vivrière

Définition
L'agriculture commerciale concerne toutes les productions agricoles destinées exclusivement à la vente. Elle inclut aussi bien les cultures de légumes, de céréales et fruits que l'élevage. Ainsi, contrairement à l'agriculture vivrière ou l'autoconsommation, elle est appelée à satisfaire la demande du marché sur le plan local, régional, national et international. Dans cette perspective, elle se consacre essentiellement à la culture de produit à forte valeur commerciale. C'est ainsi qu'elle intègre la culture de rente qui inclut le café, le cacao, la vanille…

Procédés culturaux
En adoptant l'agriculture commerciale, l'agriculteur s'efforce d'honorer ses engagements en termes de quantité et de qualité. Ainsi, il est libre d'adopter tous les procédés de production tant que ses produits respectent le cahier de charge de la commande. En conséquence, il peut bien opter pour la production intensive si les normes qualité n'excluent pas l'utilisation d'engrais chimique et les pesticides. En revanche, il doit pratiquer la technique biologique si son client exige des normes sanitaires tant pour la production que pour les produits finis.

Les avantages de l'agriculture commerciale

Plus-value et modernisation
L'agriculture commerciale est essentiellement tournée vers le marché. Alors, pour assurer le maximum de revenu, elle ne doit pas seulement opter pour les produits à forte valeur marchande. Elle doit aussi étendre la surface cultivée. Dans ce contexte, elle exige beaucoup de main-d'œuvre pour accomplir les différentes tâches que les activités agricoles requièrent. En outre, les agriculteurs sont en mesure de se constituer des capitaux qu'ils pourront réinvestir dans leurs activités. Ainsi, l'agriculture commerciale peut enclencher la mécanisation du secteur dans les pays en développement.

L'agriculture commerciale en Tunisie
En Tunisie, Tarek Bouchamaoui investit dans l'agriculture commerciale à travers son projet d'arboriculture sur une étendue de 750 ha. Cette initiative permet de développer la culture d'arbres fruitiers (pêchers, grenadiers, abricotiers). Les produits sont destinés tant aux marchés locaux qu'à l'exportation. Par son dynamique, le projet tend à mettre en valeur et à moderniser le secteur agricole du pays. Malgré une approche commerciale, elle intègre la tendance de l'agriculture biologique qui anime le secteur agricole en Tunisie. En effet, le pays tient le deuxième rang en matière d'exportation de produits bio au Maghreb .

Les inconvénients de l'agriculture commerciale

Manque de nourriture
Dans certaines circonstances, l'agriculture commerciale concerne essentiellement de matières premières. C'est le cas par exemple des paysans qui cultivent des produits destinés à la production de biocarburant sur des centaines, voire des milliers d'hectares. Vu les revenus que cette activité génère, la pratique s'étend et sur la totalité d'une région, les agriculteurs ne se consacrent plus à la production de nourriture. En conséquence, selon la FAO, le prix des denrées alimentaires et de l'eau augmente de 20 à 50 % dans ces zones.

Prix fluctuant
En outre en optant pour l'agriculture commerciale, l'exploitant doit investir afin de maintenir ses activités. Pourtant, le prix de certains de produits comme le café, le girofle, le cacao… dépend essentiellement du cours mondial des matières premières. Dans ce cas, il se peut qu'il vende à perte et n'arrive pas à couvrir ses dépenses. Dans un contexte mondial où la nourriture ne suffit pas dans certains pays, en Tunisie, les hommes d'affaires comme Tarek Bouchamaoui recherchent des solutions efficaces et durables dans l'arboriculture.